Décoloniser l’Histoire de Tamazgha en décolonisant les mentalités

Added 26/10/2010

Décoloniser l’Histoire de Tamazgha en décolonisant les mentalités

Tamazgha

J’attire l’attention sur le fait que les Imazighen (Amazighes) ne viennent de nulle part, puisque leur existence civilisationnelle remonte à la nuit des temps, mais il est admis que les influences circonstancielles et les interactions réciproques de plusieurs peuples, tels que les Egyptiens, les Grecs, les Phéniciens, les Romains… et, dernièrement, les Arabes, avaient bel et bien existé et ce, par rapport à la position géographiquement stratégique de l’Afrique du Nord. Ce qui est irréfutable, c’est que l’Amazighe est certainement le plus permanent et le plus important et le plus ancien.

De nos jours, les recherches se poursuivent activement et ouvrent de nouveaux champs de connaissance sur le passé le plus lointain des Amazighes. Ni le mythe selon lequel les Amazighes viennent d’Europe, ni celui qui dit que les Amazighes viennent d’Asie ne peuvent être admis. Des pseudo-historiens et généalogistes falsificateurs, pour prétendre que les Amazighes sont d’origine de telle ou telle région, de tel ou tel peuple, n’ont trouvé que d’inventer des fables et d’appliquer les méthodes mensongères.

La présence et les manifestations de la civilisation amazighe étaient depuis la haute antiquité attestées sur une très vaste contrée africaine que couvre Tamezgha (l’Amazighie). Toutes les études scientifiques s’accordent sur le fait que les principaux éléments de la culture amazighe sont en place depuis la préhistoire : une même langue de communication, un peuple, un type d’arts, la même tenue alimentaire et vestimentaire… un mode de vie typiquement nord-africain. Cette civilisation, qui n’était jamais isolée, a sans être absorbée, su se développer au contact d’autres peuples du pourtour de la Méditerranée.
Il n’est pas sans utilité de dire qu’il existe une culture amazighe nourrie d’un ensemble d’interactions qui, en étant imprégné des civilisations méditerranéennes, assurait les relations entre la rive nord de la méditerranée et celle du Sud. Ces influences interactives et complexes expliquent, d’un coté, la tendance à donner et à supposer aux Imazighen des origines extra-nord-africaines.
Les amazighes ont pratiquement occupé tout le nord de l’Afrique depuis des temps immémoriaux. Et malgré les occupations historiques successives, les envahisseurs, en occupant surtout des portions littorales, étaient tout le temps contraints de respecter les royaumes amazighes situés à l’intérieur des terres. En partant d’Ibn Kheldoun, fondateur de l’histoire sociologique, les généalogistes et les historiens les plus sérieux avaient rejeté les énoncés qui faisaient de ces Amazighes des groupes ethniques d’origine tantôt grecque, tantôt perse, tantôt palestinienne, tantôt arabe... tantôt aryenne et tantôt sémite.
Bien qu’une lecture critique des sources documentaires médiévales peut apporter des informations d’un intérêt inestimable, entre autres, les noms de tribus et de confédérations de tribus amazighes, les méthodes généalogiques utilisées par l’historiographie médiévale, pour expliquer les origines des groupes ethniques qui peuplent depuis des époques préhistoriques l’Afrique du Nord, ne sont fondées ni objectivement, ni scientifiquement. Presque tous les historiens et les chroniqueurs médiévaux ont utilisé brillement leur pseudo-savoir pour inventer aux berbères des ancêtres communs liés à « un arbre généalogique principalement sémitique » à son tour fictif et ce, seulement pour se tailler des histoires sur mesure afin de montrer la supériorité d’une langue dans laquelle était révélée une religion et à laquelle l’on attachait son ascendance. Ces histoires montées de toutes pièces font qu’aujourd’hui beaucoup de gens croient à ces ascendances au même titre qu’à force de mentir, le mensonge finit par devenir vérité – mais pas pour l’éternité -.
Toutes ces origines que l’on suppose aux Imazighen restent du domaine des pures légendes. Elles ont un grand dénominateur commun, c’est qu’elles demeurent de nature à fausser les pistes du savoir et de l’intelligence. En anecdote, l’on a même rencontré des familles qui détiennent des arbres généalogiques qui, en couvrant dans les meilleurs cas 100 générations, les font remonter jusqu’à Adam. Cependant on oublie que si l’on se fie aux calculs établis par les anthropologues quant à l’apparition de l’espèce humaine (13 Ma), on serait conduit à donner le chiffre d’environ 394.000 générations ayant traversées les époques historiques et, notamment, préhistoriques où aucun humain n’usait encore d’une graphie. Ces arbres généalogiques qui existent ça et là ne peuvent que montrer ces fabulations généalogiques, l’inexactitude et la crédulité des gens. En fin, ce chiffre de 100 générations n’équivaut en grosso modo qu’à une durée de 3.000 ans. Ce qui, aux yeux de la science, est insensé et inadmissible.

Pour illustrer ce qui précède, l’on peut citer une d’elle qui fait remonter les Amazighes à une conquête fictive qu’aurait menée un chef ou un roi arabe du nom d’Afrikech (ifricos). La nature totalement erronée de cette histoire saute bien aux yeux, puisque même le nom de ce chef imaginaire dont la forme rappelle celui de l’Afrique qui n’est que d’origine amazighe, ce qui est déjà incompatible du point de vue linguistique avec l’arabe. Il y a lieu d’évoquer ici que, suite à des combats qui conduisaient aux victoires des uns et aux défaites des autres et surtout à la mobilité des tribus amazighes qui étaient déjà imbriquées les unes dans les autres géographiquement et ethniquement, la conquête arabe qui fut terrestre et non maritime apporta de grands bouleversements jusque-là inconnus et changea le jeu politique, la répartition géographiques des tribus et affecta lentement, mais sûrement, la carte linguistique nord-africaine qui avait marqué jusqu’alors la stabilité et la continuité de la langue des Imazighen. A l’échelle du Nord de l’Afrique, la mosaïque ethnique des Imazighen rappelle jusqu’aujourd’hui l’existence d’un ancêtre symbolique qui, s’il n’était pas madghès (imedghasen) – appelé aussi El-Botr - ou Branès (ibernas), il serait Amazighe, ancêtre éponyme des Berbères.

L’occupation par les Amazighes de tout le sous-continent africain (y compris une partie de l’Égypte pharaonique) depuis la nuit des temps, aidait aussi à la création des grandes villes qui allaient former le noyau à partir duquel se constitua la civilisation et les dynasties pharaoniques. Les études égyptologiques présentent de nos jours une valeur universelle du fait qu'elle aboutit à jeter la lumière sur le développement d’une civilisation raffinée dans la région géographiquement avantagée de la grande vallée du Nil ayant pris racine sur le continent africain. Grâce aux avancées perçantes des sciences, l’on sera par ailleurs plausiblement conduit à affirmer que l'Afrique fut non seulement le centre de l'apparition de l'homme, mais aussi son centre d'évolution et de dispersion vers les deux autres continents terrestres : l'Europe et l'Asie. Là, la théorie la plus appuyée sur l’origine de l’homme permet dans l’état actuel des recherches, de conclure sur l’origine géographique africaine de la lignée humaine. L’apparition de l’espèce humaine remonte à environ 13 Ma avant aujourd’hui. Au regard de la marche de l’humanité, le continent africain peut être considéré comme non seulement l’utérus terrestre ayant donné naissance au premier homme, mais aussi le premier et le plus grand théâtre sur lequel se jouait le drame de l'évolution humaine.

Et c'est grâce aux interactions des civilisations amazighe et égyptienne dans un même creuset que se provoqua la constitution des premiers fondements pré-dynastiques de l'Egypte antique. Beaucoup de Libyens profitèrent des échanges très anciens entre amazighes et égyptiens pour s'installer près du Nil et sur le bord des lacs. Et malgré les vicissitudes des millénaires, l’on rencontre jusqu’aujourd’hui la présence de l’oasis Siwa peuplée par des amazighes qui, en continuant de vivre en vase clos, pratiquent une variante amazighe appelée Tasiwit (le Siwi) et ce, en plein milieu de l'immense désert. Ce sont les rescapés de l’histoire des populations amazighes dans cette contrée d’Egypte. Le terme amazighe aghurmi (garamante) a pu se conserver jusqu’à nos jours dans le Sud de la région de Siwa. A présent, il est largement admis que la présence de termes de souche linguistique amazighe dans les dialectes égyptiens des régions où vivaient les Lebous n’est qu’un des signes du contact quasi-permanent entre les deux langues en question, à savoir l’Egyptien et l’Amazighe.
L’un des événements les plus importants de l’Égypte pharaonique s’attache au nom du roi amazighe Chachnaq 1er. Suite à une ancienne et traditionnelle incorporation de mercenaires amazighes dans l’armée égyptienne royale, l’Aguellid Chachnaq 1er après avoir vaincu de manière éclatante les armées du Pharaon, fonda la première dynastie amazighe d’Egypte. A ce propos, l’an zéro du calendrier amazighe se réfère à cette date historique de 950 avant J.-C. où Chachnaq fut monté sur le trône et fonda la 22ème dynastie de l’Egypte antique. Ces rois amazighes régnèrent sur tout le Delta et conservèrent ce trône dynastique durant plus de deux siècles, ce qui leur avait permis de jouer un grand rôle dans l’histoire égyptienne. Y a-t-il lieu d’évoquer ici que ce souverain était parvenu jusqu’à envahir la Palestine, qui était une contrée égyptienne, et piller les trésors du temple de Salomon dans la ville de Jérusalem (la Bible évoque ce Roi/Aguellid amazighe sous le nom de Sesac. Le même nom d’Aguellid, évoqué sous formes de Goliat et Djalout (selon les sources arabes), était un titre porté par le Roi que des généalogistes l’avaient à tort fait descendre de Pharès, ancêtre des Persans, et d’autres les avaient fait émigrer de la Syrie. Des sources ont affirmé que ce même Goliat (Aguellid) fut tué par David. Cette circonstance, parait-il, aurait induit en erreur ceux qui voyaient en Aguellid comme faisant partie des Philistins. Il y a lieu ici de dire que c’est une vérité historique, mais qui marche dans le sens inverse.
Une autre source historique fait du titre Aguellid (Goliat) le fils de Cais Ibn Ghailan, descendant de Maâd. Quelle grosse bévue. Ce terme Aguellid (pl. Iguelliden/Igueldan), en traversant les millénaires, est très usités actuellement dans les diverses variantes amazighes. Il donne le sens de roi. Par contre, le terme Aguellid n’est pas du tout attesté dans l’une des langues sémitiques.

En passant, l’on peut confirmer que les Amazighes étaient allés jusqu’à chambouler la civilisation égyptienne, voire méditerranéenne, en envahissant l’Egypte pharaonique. C’était aussi aux Amazighes inventeurs d’une roue inconnue jusqu’alors que les Grecs empruntèrent la technique d’atteler quatre chevaux à leurs chars et ce, aux alentours du douzième siècles avant J.-C.. Les Grecs ont entres autres emprunté aux Amazighes l’habillement et l’égide (en Amazighe, ighidh = chevreau).

Quant à la langue amazighe, celle-ci appartient à la famille de langues dite Afro-Asiatique. La zone géographique d’apparition de cette famille est un point de départ primitif situé en Afrique. C’est pourquoi l’on relève qu’une des langues les plus proche de l’Amazighe est l’ancien égyptien de laquelle dérive le Copte qui est à la base de la première appellation de l’Egypte, transformé en Misr (en Arabe).

Scientifiquement, la langue amazighe, qui est un indice capital de l’existence des Amazighes, est l’une des langues les plus anciennes de l’humanité. Elle couvrait déjà son autonomie dès les toutes premières formations des sociétés humaines pré-historiques. Par ailleurs, les spécialistes anthropologues et archéologues partagent largement l’idée que l’Afrique représente bel et bien le berceau de l’humanité et l’ancien continent par excellence où avaient apparu et évolué les premiers hommes.

La science, avec la contribution notamment de l’anthropologie, de l’histoire, de la linguistique et de la génétique, saura éclairer les zones d’ombres qui ne cessent d’être soulevées et controversées. Ce qui est étonnant, c’est que des spécialistes en génétique ne cessent d’appuyer la théorie d’Ibn Kheldoun selon laquelle les Nord-Africains sont de souche majoritairement amazighe.

Reconnaître et les vertus des Berbères permet de se rendre compte que c’est la conjugaison de son histoire, sa langue, ses fondements sociaux… et sa culture qui fait que les Amazighes ont pu laisser une forte trace indélébile à tous les niveaux. Supposer une origine aux Amazighes, différente de celle qui existe réellement et profondément, ne rend service et n’honore pas le savoir. Dans l’évolution actuelle des choses, un Amazighe, amazighophone ou arabophone, ne peut sentir sa profonde Nord-Africanité complète tant qu’il ne se considère pas appartenir à la civilisation amazighe, tant qu’il est déraciné de sa culture multimillénaire, tant qu’il continue d’ignorer son histoire et sa langue amazighe que ses aïeux pratiquaient jusqu’aux derniers siècles, voire ces dernières décennies.

« On a vu chez les berbères des choses tellement hors du commun, des faits tellement admirables qu’il est impossible de méconnaître le grand soin que Dieu a eu de cette Nation… » Ibn Kheldoun.


Par Izemrasen

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L'histoire de JIJEL

Added 24/10/2010

Pour les historiens, l'histoire de JIJEL remonte à quelques 2000 ans. Le nom même de la cité n'est pas éclairci. Jijel tirerait son nom du berbère «Ighil-Ighil» , de colline en colline ou en se référant à l'antiquité romaine, on a « IGILGILI » de « JILJIL », cercle de pierres sur lequel, la cité s'est construite pour échapper aux invasions venant du Nord.

En effet par ses immenses plages de sable fin, la richesse de son site, la douceur de son climat, JIJEL a attiré au cours des siècles, tous les peuples expansionnistes de la Méditerranée. Bloquée entre la chaîne des Babors et la mer, démunie presque totalement de voies de communication à l'exception de quelques voies romaines traversant des zones peu sures reliant Constantine, Bejaia, et Collo, après plusieurs jours de marche, Jijel subira toutes les attaques, venant surtout de la mer.

La cité citadelle: 


Grâce à un système de défense bien conçu, la ville affrontait victorieusement tous les assauts. Dés que l'alerte était donnée par les guetteurs, la population civile allait s'enfermer dans une forteresse construite à l'arrière de la ville, à Béni-Caid. La ville restait alors aux mains de ses défenseurs. En cas de rupture des lignes de défense et si l'envahisseur s'avisait de poursuivre la population, il tombait fatalement dans des gorges étroites situées entre des collines boisées, entourées de cours d'eau, d'ou d'autres défenseurs pouvaient surgir. Plus tard la stratégie des armées colonialistes allait reprendre à peu prés le meme système de défense de la ville.

La vieille cité devient citadelle. Le vieux fort "des Français" aujourd'hui disparu a été construit par le corps expéditionnaire du Duc de Beaufort au XVII siècle. A l'Est de la ville, sur un promontoire rocheux qui commandait l'entrée de la cité par la mer, le fort Duquesne fut édifié sur l'emplacement de Sidi Amar. A l'Ouest, la montagne qui domine la ville et sa région, Mesghitane, devint sémaphore, un fortin toujours tenu à l'époque française par une section de soldats.

A proximité des mausolées de Sidi El- Harbi et Sidi B'sir, les forts Saint- Ferdinand et Sainte Eugénie, furent également bâtis. Il ne reste à présent en matière de vestiges historiques, que quelques tombeaux étrusques, des pièces de monnaie en or frappées par les rois Hamadites de Bejaia, quelques vieux canons rouillés exposés un certain temps devant la citadelle , ''Ain- Romane'' (fontaine romaine) à Aîouf , le « Djebel » quartier haut des anciens Rais et prolongement du vieux JIJEL , Dar Chouafa (les Guetteurs) , Ghdir Kouiras (le petit corsaire).

Importance stratégique historique:

L'histoire de Jijel se situe donc déjà dans la pré-antiquité, puisque la civilisation étrusque y a laissé des traces comme partout autour du bassin méditerranéen. Les tombeaux étrusques taillés dans la pierre sont encore visibles à la ''Pointe Noire '' (Rabta). En regardant la position de la vieille ville (l'actuelle caserne), construite sur une presqu'île aux falaises rocheuses, défendue au nord par la mer que ferme un cercle d'écueils, et au sud par une ceinture de collines, nous remarquons que la place antique, choisie dans un but défensif, pouvait servir de comptoir sur aux transactions commerciales des premiers marins de la Méditerranée.
Vers le Xè Siècle de avant J.C, les Phéniciens, marins et marchands, en quête de bases pouvant offrir le maximum de sécurité à leur commerce, s'installèrent à Jijel ou ils fondèrent un comptoir. Les romains vinrent occuper la petite cité, punico-berbère, qu'ils élevèrent au rang de Colonia Romana, administrée par un sénat, à l'instar des villes romaines importantes. (Après l'écrasement de Carthage en 146 avant J.C.)
L'importance de IGILGILI des Romains sur le plan économique, administratif et stratégique, dura plusieurs siècles. Le Général Théodose utilisait le port pour le débarquement de ses légions qu'il lançait contre les chefs numides hostiles à l'occupation étrangère, et menaçant continuellement la route du blé. Le blé provenant des hautes plaines sétifiennes était dirigé sur Rome. Arrivant des pays germaniques, les Vandales traversèrent l'Espagne et déferlèrent sur l'Afrique du Nord. Ils détruisirent IGILGILI en 429.

En 533 de l'ère chrétienne Les Byzantins venus de l'empire Romain du levant (Byzance), s'emparèrent de la place et les Vandales durent se réfugier dans les montagnes.


La civilisation musulmane:

Vers 650, les premiers cavaliers de l'Islam firent leur apparition. La religion qu'ils venaient répandre était basée sur l'égalité des droits et des devoirs pour tous les hommes sans distinction. En échappant au carcan byzantin, les populations autochtones et les Vandales qui restaient, accueillirent avec enthousiasme la religion nouvelle. Le flux arabe dura jusqu'au XI° siècle. Mais ce qui avait été édifié sur la foi pure, devait être terni par les tractations matérialistes de certains monarques.

Jijel était alors sous l'autorité de Kairouan. L'histoire nous apprend qu'une révolte contre Kairouan fut étouffée dans le sang en 695. Des contingents envoyés par le gouvernement de Kairouan et stationnés près d'El-Milia, eurent à réprimer une autre révolte en 776.

Une nouvelle dynastie les Aghlabides prit le pouvoir à Kairouan. Ce qui allait entraîner une nouvelle révolte de Jijel et sa région en 913.
Les Kotamas, une importante tribu, rallia autour d'elle les tribus de la région et marcha sur Kairouan, donnant naissance à une nouvelle dynastie : la dynastie des Fatimides qui chassa les Aghlabides de Kairouan. Les Fatimides poussèrent leur conquête jusqu'en Égypte, occupèrent le Caire, laissant entre les mains des Gouverneurs Zirides de Kairouan, l'administration des territoires de l'Ouest.

JIJEL et sa région, après avoir provoqué tous ces importants changements, retombait sous l'autorité des Zirides de Kairouan de 973 à 1007.
Une autre dynastie parente des Zirides mais rivale, se partageait avec ces derniers le Maghreb central. Il s'agit des Hamadites.
En 1007, JIJEL passait sous leur souveraineté.
En 1045, l'émir Ziride de Kairouan, ayant rejeté définitivement l'autorité des Fatimides installés en Égypte, le calife du Caire dirigea sur Kairouan dissidente.
Au sud algérien, la kalâa des Béni-Hammad tomba entre leurs mains en 1050.
El-Kaid, prince hammadite, fils aîné de Hammad Ben Bouloughine, remonta vers le nord. Il se serait installé à Jijel vers 1068. Un autre prince, En-Nassir s'installa à Béjaia qui devait prendre le nom de En-Nasseria et devenir la nouvelle capitale Hammadite.
Poussant également vers le nord, à partir de la Kalâa, les Béni-Hillal, investirent toute la Kabylie orientale. Le faible Emir de Béjaia, Yahia Ibn-El-Azziz, ne put endiguer ce flot de cavaliers pillards

A Jijel, le palais hammadite, construit par le monarque de Béjaia pour son séjour durant ses parties de chasse, fut abandonné. Ses occupants se réfugièrent auprès des descendants d'El-Kaid dans l'arrière pays. Une période de chaos et d'anarchie s'ensuivit. Les guerres entre tribus reprirent. Le commerce de Jijel périclita. Ce fut la fin de la dynastie hammadite.

En 1130, une nouvelle dynastie fondée par El-Moumen, les Almohades, s'établit à Bejaia. Les Almohades rétablirent l'ordre. Ils régnèrent sur toute l'Afrique du Nord et la moitié de l'Espagne jusqu'à 1273, après avoir chassé les Almoravides, maîtres du Maroc et de l'Espagne mais ne purent jamais reprendre la Sicile tombée entre les mains du puissant roi, Roger le Normand. Conquise par les Aghlabides en 827, la Sicile passait entre les mains des Fatimides en 917. Elle leur fut enlevée en 1090 par les Normands, après un siège qui dura de 1058 à 1090.

Roger le normand, s'intéressa aux côtes voisines, les côtes de l'Afrique du Nord ou il voulait établir une base. JIJEL fut choisie et en 1143, la flotte normande incendia la ville. Les habitants de la ville se réfugièrent à Béni-Caid et devant le vide laissé par ces derniers, les Normands préfèrent se retirer mais pas pour longtemps.

Les Djidjelliens méfiants bâtirent sur les hauteurs de Béni-Caîd, la fameuse forteresse qui devait désormais garantir leur sécurité.

Les Normands revenaient souvent à époque fixe. Leurs raids durèrent une dizaine d'années sans pouvoir réduire la place.

Une légende locale rapporte qu'un matin de l'Aid El-Fitr, les voiles des bateaux normands apparurent à l'horizon. Une mère qui avait préparé la pâte pour les crepes de la fete, dut assister au départ de ses sept garçons qui quittèrent la forteresse avec leurs compagnons d'armes pour arrêter l'ennemi en rase campagne.
Revenue chez elle la mère au lieu des crêpes confectionna une petite galette pour elle seule, et prit le deuil. Les Normands furent repoussés et le soir les sept guerriers, retrouvèrent sains et sauf, leur mère.
Depuis ce jour-là, plusieurs vieilles familles de JIJEL, issues sans doute des sept guerriers, font une petite galette, en même temps que des crêpes le jour de l'Aid.
Revenons à l'histoire. Ne pouvant réduire par les armes, la place si convoitée, les Normands de Sicile, préférèrent établir des échanges commerciaux pacifiques avec les Djidjelliens. Ce qui ne tarda pas à attirer vers Jijel les grandes républiques maritimes italiennes de l'époque : Venise, Genes et Pise.

De ce fait, sous le nom de " GIGERI ", Jijel entrait de plain-pied dans la vie maritime du monde Méditerranéen.
D'après les historiens et notamment l'historien arabe El-edrisi, contemporain de Roger le Normand, Jijel et sa région produisaient en abondance des céréales, du miel, du beurre, du bois pour les constructions navales, du chanvre, du charbon de bois, des noix, du poisson séché et des peaux de fauves

Sous les Almohades dans la première partie du XII° Siècle, puis sous les Hafsides, les Abdewalides, et les Mérénides au XIII° Siècle, le commerce des Républiques italiennes avec le port de Jijel, atteignit son apogée.

De violentes querelles éclataient entre les concurrents pour les monopole, appuyées par des comptoirs fortifiés et des vaisseaux de guerre.

A Jijel, à la fin du XIII° Siècle, les Pisans éliminèrent les Génois et les Vénitiens. Mais le Sultan de Bejaia dépendant des Hafsides de Tunis, accorda des avantages à la République de Gènes.

Les Génois allaient se maintenir à Jijel du XIII° au XVI° Siècle. Entre temps vers 1280, les memes avantages furent accordés au Roi d'Aragon, Pierre III. Le commerce avec Jijel, était donc partagé entre Génois et Aragonais. Néanmoins, les Génois, fortifiés et tenant garnison, restaient maîtres de la Place. Les espagnols préférèrent s'installer à proximité, à Bejaia.

Ce choix devait plus tard modifier le cours de l'histoire du littoral de l'Afrique du Nord, et concéder au petit port de Jijel, voisin de Bejaia, un rôle de premier plan dans les grandes batailles navales du XVI° Siècle qui allaient assurer à l'Algérie, la maîtrise de la Méditerranée.

Au XV° Siècle, après la chute de Grenade en 1492, et l'insurrection des Musulmans andalous pressurés et torturés sans relâche par le Cardinal Ximenès de Cisneros, les Espagnols dont le fanatisme religieux était attisé par le sinistre Inquisiteur, voulaient poursuivre les Musulmans d'Andalousie jusque dans leurs retranchements. Tout fut mis en ouvre par l'Espagne pour l'occupation des ports de l'Afrique du Nord.

De puissantes Armadas canonnaient les villes du Littoral. Le corsaire Espagnol Pedro Navarro s'empara en Algérie de Mers-el-Kebir en 1505, de Béjaia en 1510, Dellys, Cherchell et Mostaganem en 1511.
Alger dut céder le rocher qui protégeait le port, ou une forteresse fut édifiée le ''PENON '', appelé par les habitants ''L'EPINE AU COUR'', et qui tenait la ville sous la menace permanente de ses canons.
Pour des questions politiques intéressant l'Europe, l'Espagne préférait réduire son occupation aux seules villes de la côte, érigées en citadelles imprenables grâce à la multiplication de forteresses puissantes tenues par des garnisons fortement armées. (Certaines de ces forteresses sont encore visibles, notamment à Bejaia).
Cette occupation restreinte, ordonnée surtout par Ferdinand le Catholique (1479-1516) isolait les garnisons obligées de razzier les campagnes environnantes pour se ravitailler.



Les rois Hafsides de Tunis, alarmés par le péril espagnol qui menaçait toute la côte nord africaine, de Mélila à Tripoli, font appel à deux célèbres corsaires, musulmans, BABA AROUDJ et son frère KHIRREDINE, surnommés ''BARBEROUSSE '' ou '' BARBAROSSA''. Baba Aroudj et Khirredine, fils de Yacoub, un sicilien musulman, sont nés à Mételin respectivement en 1474 et 1476. Leur père eut également deux autres fils : Elias et Ishak.

Dés l'âge de 13 ans, Arroudj accomplit son premier exploit en mer. De 1504 à 1510, il força le blocus espagnol et ramena en Afrique du Nord de nombreux musulmans d'Andalousie. Ces exploits lui valurent un grand prestige dans le monde musulman. Les rois Hafsides de Tunis lui accordèrent une base dans l'île de Djerba.

A leur appel, les deux frères appareillèrent pour libérer les ports de la côte Ouest en commençant par Bejaia. La première attaque eut lieu en 1512. Arroudj perdit son bras gauche dans la bataille. Il se replia sur Tunis pour reconstituer la flotte.
Deux ans plus tard, en 1514, la flotte reconstituée mouilla dans les eaux djidjilliennes. Une intervention rapide de Baba Arroudj, avec le concours de la population, anéantit la garnison génoise installée à Jijel depuis le XIII siècle.

Reconnaissants, les Djidjelliens fournirent à Baba Arroudj, déjà connu d'eux, de nombreux contingents de marins et de soldats.

Jijel ou ''GIGERI'' de l'époque des grandes canonnades, devenue une base fortifiée des frères Barberousse, commençait à faire connaître la grande puissance d'Alger.

En 1515, l'escadre renforcée de nombreuses unités et de nouvelles recrues, quitta Jijel. Elle se présenta devant la porte Sarrasine et le bombardement des positions espagnoles de Bejaia dura deux jours. L'ennemi bloqué dans ses forteresses et ne pouvant faire une sortie par le sud, dans un pays hostile, dut se rendre. Bejaia était libérée d'Alger, pour détruire le ''PENON'', considéré imprenable par les Espagnols, l'escadre algérienne quitta Jijel, occupa Cherchell d'abord puis remit le cap sur Alger.
Après quelques coups de canon échangés avec la forteresse ennemie, les deux frères décidèrent de s'installer en premier lieu dans la ville. Tandis que Arroudj continuait ses raids pour la libération des villes et des ports algériens aux mains des espagnols, Khirredine Sollicitée par Sélim Ettoumi, Cheikh devait organiser l'administration de la ville d'Alger.
Jijel était alors sous l'autorité de Kairouan.

Cherchell, Ténès, Miliana étaient libérées. Tlemcen suzeraine de l'Espagne attendait son tour. Baba Arroudj éleva partout des forteresses et avant d'atteindre Tlemcen, fortifia El-Ghazaouet qu'il confia à une partie de ses éléments djidjelliens. Tlemcen fut libérée mais les espagnols envoyèrent de nombreux renforts. Baba Arroudj succomba sous le grand nombre des assaillants en 1518, prés de Rio Salado.

A la nouvelle de la mort de Arroudj, les Algérois mé*******s de voir toujours le ''Pénôn'' en place, manifestèrent de la nervosité. Certains clans de la ville allèrent jusqu'à conspirer contre Khirredine et ses compagnons qui jetaient déjà les bases de la régence d'Alger.

Afin d'authentifier ses raids en Méditerranée et obtenir pour cela des lettres de course au service d'un monarque, Khireddine s'adressa au sultan Salim 1er d'Istanbul qui lui décerna le titre de Pacha et Emir des Emirs (Beylerbey).

Alger suzeraine de la Turquie, reçut de nombreux renforts et de l'artillerie. Ces renforts arrivèrent à temps pour briser une tentative espagnole d'occupation totale de la ville.

En effet les vaisseaux espagnols commandés par Hugo de Moncada subirent un échec retentissant et ceux qui échappèrent aux canons d'Alger, se retirèrent abandonnant le Penôn et sa garnison. Mais les conspirations contre Khirredine gagnèrent déjà quelques villes de l'ouest et certaines tribus des environs d'Alger


Khirredine préféra se replier en 1520 sur Jijel, sa base de départ, dont il songeait faire sa capitale. Les Djidjelliens le reçurent triomphalement. De son côté Khirredine faisait profiter la ville de tous les produits de ses courses en mer.
Toujours à la tete des contingents turcs et Djidjelliens, il s'empara de Constantine en 1520, de Collo en 1521, et de Bône 1522.
En 1525, des évènements graves le rappelèrent à Alger. Khirredine quitta Jijel pour Alger qui allait devenir sa capitale. Par reconnaissance, Jijel fut la seule ville à l'époque, autorisée à pratiquer la course en mer. Les Djidjelliens installés à Alger ou demeurés chez eux bénéficiaient de nombreux avantages. Ils étaient exempts d'impôts, portaient le costume turc et pouvaient croiser leurs épées contre celles des Janissaires, dans les duels sans encourir la peine de mort. Comme les Turcs ils échappaient aux juridictions de droit commun et sont jugés par le tribunal réservé uniquement aux janissaires.

A Alger, Khirredine décida d'en finir avec le Penôn dont la menace pesait toujours sur la ville. La forteresse subit un intense bombardement qui dura 20 jours et son gouverneur, Martin de Vargas, se rendit avec sa garnison.

Alger était définitivement libérée de l'emprise espagnole. Si le port d'Alger était un médiocre mouillage, entouré d'écueils et exposé à tous les vents, sa position stratégique qui lui permettait de contrôler toute la Méditerranée du détroit de Gibraltar au canal de Sicile l'emporta sur le mouillage pour servir aux opérations militaires. Khirredine fit construire un môle long de 200 mètres, large de 25 mètres et haut de 4 mètres. Ce môle réunit la ville aux îlots qui commandent l'entrée d'Alger par la mer. Amélioré par la suite, pour devenir plus tard l'actuelle Amirauté, le môle marquait le début du port de guerre de la Régence.

Toujours aidé par les Djidjelliens, Khirredine poursuivit ses combats en mer avec le titre d'Amiral de toutes les flottes, décerné par Soliman III en 1533. Il s'empara de Tunis qu'il dut abandonner à cause de l'aide apportée à Charles Quint par l'escadre Génoise d'Andréa Doria en 1535, mais conserva Bizerte.

Le Bénédictin HAEDO, contemporain de l'état Algérien organisé par Khirredine raconte à propos des marins Algériens : "Naviguant pendant l'hiver et le printemps, les corsaires algériens parcourent la mer du levant au couchant, se moquant de nos galères...".

Sachant que lorsque leurs galiotes si bien espalmées, si légères, rencontrent les galères chrétiennes si lourdes et si encombrées, celles-ci ne peuvent leur donner la chasse. Elles ont coutume pour les railler, de virer de bord et de leur montrer l'arrière.

La supériorité des Algériens tenait non seulement à l'adaptation rationnelle des galères et des brigantins à la guerre de course mais à l'entraînement et à la discipline……

Ils sont si soigneux de l'ordre, de la propreté et de l'aménagement de leurs navires qu'ils ne pensent pas à autre chose, s'attachant surtout à un bon arrimage pour pouvoir bien filer et louvoyer. "Enfin pour la même raison, il n'est permis à personne, fut-ce le fils du Pacha lui-même de changer de place ni de bouger du lieu où il est..." Khirredine écuma les eaux siciliennes, celles de Calabre et des Pouilles, enleva aux Vénitiens SCYROS, ATHMOS, PAROS et EGYNE (1538). Il prit d'assaut CASTEL NUEVO en 1539, battait une flotte chrétienne devant CANDIE (Crète) et aida les Français alliés de la Turquie contre l'Espagne de la maison d'Autriche, à bombarder NICE en 1543.

le combat eut lieu dans le golfe du Lion ou les vaisseaux espagnols qui bloquaient tout trafic vers Marseille, eurent le dessous.
Khirredine mourut en 1545 loin de sa base de départ, JIJEL, que les Espagnols par représailles allaient détruire en 1611, sous le feu d'une puissante flotte commandée par l'Amiral de Santa Cruz.
Malgré les représailles continues contre les ports algériens organisées par les croisières de bateaux espagnols, italiens, anglais, hollandais, le prestige de la marine algérienne, dépassait le monde de la Méditerranée.
JIJEL dut subir en 1664 une attaque d'envergure déclenchée par Louis XIV, le monarque français, oubliant les anciennes alliances de son pays avec l'Algérie et ne songeant qu'à augmenter son prestige vis-à-vis des pays chrétiens d'Occident.
Sous la pression de son ministre Colbert intéressé par les routes de ses compagnies commerciales d'Afrique, un puissant corps expéditionnaire commandé par le prince Bourbon, Duc de Beaufort et oncle du Roi, fut débarqué à Jijel par l'Amiral Duquesne, le 23 juillet 1664 prés de Sidi-Amar

L'époque coloniale française:

Un fort ''le fort des français'' pour les armées de Louis XIV et ''Bordj-Echetti'' pour les vieux Djidjelliens, fut construit prés du vieux cimetière de la ville (ce vieux fort aujourd'hui disparu, était debout jusqu'en 1933).

Les régiments de Navarre, de Normandie et de Picardie qui constituaient les ponts avancés, furent coupés de leurs arrières tenus par les régiments des ''Gardes français'', des Volontaires de Toulon et la marine par les troupes djidjelliennes à Beni-Caîd. Le régiment de Picardie fut décimé dans une embuscade.

Assiégés de toutes parts, les troupes qui tenaient la ville, réembarquèrent en hâte, le 31 Octobre 1664, abandonnant ce qui restait des régiments à l'extérieur. Les restes de ces régiments acceptèrent de se mettre au service des Turcs, moyennant une conversion à la religion musulmane, rejoignant par là ce qu'on appelait déjà en occident, les Capitaines Renégats.

Après ces évènements qui confirmèrent la célébrité de ''Gigeri'' comme place corsaire imprenable, dans le monde occidental et méditerranéen, Jijel reprit ses relations avec les Beys de Constantine et allait connaître une ère de paix en s'adonnant à ses activités commerciales traditionnelles. Ce fut alors l'avènement de certaines familles placées sous le saint patronage de personnages illustres dont les hautes qualités morales, religieuses ou militaires, avaient forcé le respect et la reconnaissance de leurs contemporains : SIDI BOUBHAR , LALLA MESGHITANE, SIDI AHMED AKELAL, SIDI B'SIR, SIDI EL-HARBI, LALLA Z'BIRIA, SIDI M'RABET MOUSSA, SIDI EL HOCINE, M'RABTA SEKHRIA , M'CHKTA, SIDI MEZOUAR, SIDI AMAR, SIDI AHMED AMOKRANE.

Tous les mausolées situés aux abords et au centre de la ville constituaient pour la population un lieu de recueillement et de prière. Parmi ces mausolées, certains ont disparu.

Le mausolée de SIDI AHMED AMOKRANE est toujours conservé sur la colline ''Korn-el-Djebel''. Sidi Ahmed Amokrane est considéré comme le patron de la ville. La paix régna à Jijel jusqu'en 1803. Mais cette paix fut troublée par un fanatique marocain, Abou Dali ben El-Harche qui fomenta des insurrections contre les Turcs à travers toutes les régions de l'actuelle Wilaya. Abou Dali, à la tete des tribus séditieuses, s'empara de Jijel et assiégea Constantine.
ttendant les renforts du Dey d'Alger. Une légende locale racontée par certaines vielles familles de la ville dont il demeure le saint Patron, nous fait savoir que le martyr refuse tout mausolée. Chaque fois qu'une âme pieuse s'avise de construire le mausolée du saint Homme, il est aussitôt détruit.

Devant l'anarchie qui s'instaura dans la ville, après les troubles fomentés par Boudali, des actes isolés de piraterie dirigés contre les petits caboteurs algériens eurent lieu.

A la demande de la population, le Dey d'Alger dépecha la Marine officielle. Bou Dali fut capturé et l'ordre rétabli. Les Djidjelliens maîtres de leur ville, rétablirent leurs rapports commerciaux avec les pays voisins dont Tunis était le centre d'attraction. Cette période d'apaisement dura une trentaine d'années.

En 1830, les troupes françaises s'emparèrent d'Alger et de Constantine en 1837. Jijel coupée de la double autorité du Dey d'Alger et du Bey de Constantine bénéficia d'une certaine autonomie pendant deux ans. Entre temps, un caboteur français, jeté sur la plage d'El-Kennar par le mauvais temps, fut pillé par les riverains. Cet acte précipita la conquete de Jijel.

Le premier mouvement insurrectionnel eut lieu du 17au 22 septembre 1841. Les émissaires de l'Emir Abdelkader, bien accueillis, furent suivis par toute la population de l'actuelle Wilaya. La lutte populaire dura jusqu'à en 1842. Les insurrections armées reprirent en 1845-1847-1851. Celle de 1851 fut la plus meurtrière. Le général de Saint-Arnaud, chargé de la pacification de Jijel et sa région, à partir de Mila, s'y rendit célèbre par les enfumages des grottes ou se sont réfugiées les populations civiles.

Le Bey de Constantine, Osman le Borgne (B'SIR), homme très pieux et pacifique repoussa Ben El-Harche et marcha sur Jijel, à la tete de 2000 Janissaires et 3000 cavaliers. Arrivé dans les parages de Bir El-Ghder, il tomba dans une embuscade et fut tué avec plusieurs de ses compagnons.

Les survivants ramenèrent sa dépouille qui sera ensevelie près de l'ancienne forteresse ou se trouve le mausolée de Sidi-El-Harbi, en

En 1856, dans la nuit de 21 au 22 Aout un terrible cataclysme frappa Jijel. Un tremblement de terre suivi d'un raz-de-marée, réveilla en sursaut la population qui a du fuir vers la campagne environnante dès les premières secousses. Seules deux femmes et trois enfants périrent dans la catastrophe.
Un bébé enseveli sous les décombres fut sauvé miraculeusement par le berceau renversé sur son petit corps. Le bébé devenu le grand-père M'SILHA vécut longtemps et eut une nombreuse descendance. Mais la vieille cité marquée par plus de 20 siècles d'histoire fut détruite.

Oui, IGIGILLI des Romains, venus bien après les Etrusques et les Phéniciens, Jijel qui avec sa région fut à l'origine de la dynastie fatimide, ''JIGERI ''des Rais qui, sous les frères Barberousse, fit trembler les marines chrétiennes, Jijel, vainqueur des armées de louis XIV, disparut à jamais avec ses tours de gué, ses maisons et ses mosquées.

Le destin qui lui réserva un premier rôle dans l'histoire des grands combats navals, voulut sans doute lui épargner l'humiliation du joug des armées colonialistes. Celles-ci après la catastrophe, ne trouvèrent de la vieille ville, qu'un rocher couvert de décombres qu'elles utilisèrent pour la construction de leur citadelle.

En peu de temps, la nouvelle ville commença à s'édifier (1857-1858).

La nouvelle ville construite par le génie de l'armée française attira de nombreux colons, venus la plupart des campagnes et quartiers misérables des pays européens de la Méditerranée. Ces immigrants moyennant une naturalisation et une concession de terre spoliée, allaient devenir, grâce au code de l'indigénat qui livrait à leur merci les populations légitimes du pays, une aristocratie nouvelle dans Jijel et sa région.

Expropriations, chômage, impôts écrasants, lourdes amendes de toutes sortes, tentatives d'évangélisation des campagnes, décret Crémieux qui élevait les juifs algériens au rang de maîtres du pays, réquisitions arbitraires de travailleurs, toutes ces exactions, trouvèrent une population musulmane attentive au message de Cheikh El-Haddad et son disciple El-Mokrani en 1871.
Encore une fois, l'insurrection fut étouffée dans le sang et la colonisation put parachever à loisir son extension par des expropriations massives et le déplacement des populations vers la région de Guelma et Temlouka.

De nouveaux colons arrivèrent d'Alsace et de Lorraine reprises par les Allemands après la défaite de Napoléon III à Sedan en 1870.
Un nouveau ''Strasbourg'' fut construit à une dizaine de kilomètres de Jijel (actuellement Emir Abdelkader). Ne pouvant tenir devant les régiments d'une des plus fortes armées d'Europe, les Algériens choisirent la bataille politique.


Le mouvement nationaliste:

En 1911, le premier journal de tendance nationaliste ERRACHIDI était imprimé à Jijel. Ce journal attaquait le code de l'Indigénat, les réquisitions de travailleurs, les exportations et le service militaire rendu obligatoire aux Algériens musulmans en 1913.
La guerre de 1914, arreta momentanément les premiers mouvements politiques qui reprirent au cours des années vingt pour atteindre leur intensité dans les années trente. Trois faits importants à signaler à Jijel durant cette période :


1°) La construction par des volontaires en 1934 de la première médersa en langue arabe et dont la première pierre fut posée par le Cheikh Abdelhamid Ben Badis.
2°) Les premières luttes syndicales en 1936 avec grèves sur le tas dans les usines de liège et les quais d'embarquement.
3°) La création de la première équipe de football (JSD) entièrement musulmane, en vert et blanc, face au S.C.D tricolore qui ne pardonnera jamais le départ de ses joueurs musulmans. (1936).
Il y eut également la première section de Scouts Musulmans Algériens (S.M.A) sous l'égide de la J.S.D. (1936).
La déclaration de la deuxième guerre mondiale en 1939, qui vit des milliers d'Algériens dirigés sur les champs de bataille étrangers arreta comme en 1914 les mouvements de lutte populaire jusqu'en 1941.
Dans la meme année, des arrestations furent opérées dans tout le territoire de l'actuelle Wilaya. Les Djidjelliens purent connaître dans les camps d'internement, d'autres frères venus de toutes les régions du pays. Un journal clandestin "l'action" circulait à travers les masses encadrées par le P.P.A.
Le débarquement des troupes alliées en 1942-1943, favorisa la reprise des mouvements patriotiques.
Le principe de l'autodétermination était solennellement proclamé par les alliés.
Mais le 8 Mai 1945, qui marquait la fin de la guerre fut pour l'actuelle wilaya de Jijel, le théâtre d'un génocide de Tamentout à Beni-Aziz (Ex Chevreuil ), zone proche de Kherrata, autre ville martyre avec Sétif et Guelma.
Le bagne, les travaux forcés, les déportations et l'emprisonnement devinrent le lot de ceux qui échappèrent à la mort.
« La répression sévère, impitoyable est commencée...
J'ai vu dans les yeux des chefs qui commandent les troupes…..
La décision implacable d'être sans pitié….
Nous jurons que l'Algérie est, et restera française. !

(Discours de Jules Lochard du 13 Mai 1945 - ''Réveil Djidjellien '' N°45 du 19 Mai 1945)».

Le premier novembre 1954, ces mêmes populations des Daîrates de Fardjioua, El Milia, Taher et Jijel, que les armées répressives, les administrateurs Boisson, Lochard et consorts, croyaient à jamais jugulées , reprirent sans hésiter le combat libérateur. Acceptant tous les sacrifices, elles allaient marcher les armes à la main, côte à côte avec leurs frères et sœurs des autres régions d'Algérie jusqu'à la libération totale de la patrie.


Région montagneuse et couverte de forêts, la wilaya de Jijel constituait avec le massif de Collo, un bastion imprenable que ne purent réduire ni les bombardements aériens, par vagues successives, ni les incendies de forêts, ni l'artillerie, ni les tirs de la marine.

Aujourd'hui, comme tous les Algériens, les Djidjelliens travaillent mais n'oublient pas leurs morts. Au riant village de la révolution agraire Belghimouz-Medegri, un petit monument expose un chapelet de bombes d'avion non explosées.
La stèle avec ses trois bombes rouillées, semble marquer à jamais, les forces rétrogrades et obscurantistes qui voulaient freiner la marche de l'Histoire et celle du peuple vers le progrès.

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Les Grandes Confédérations de Tribus Amazighs d'Algerie: les Biters et les Branis

Added 24/10/2010

Les Grandes Confédérations de Tribus Amazighs d'Algerie: les Biters et les Branis


 


A-Les Biters


A-1 Zénatas:


Probablement la plus grande confédération Amazighe (sédentaires et nomades à la fois), les Zénatas sont issus de l'est algérien, se sont d'abord répandu entre Tripoli et Cherchell (Ouest d’Alger), le déplacement des Zénètes au Sud et vers l'Ouest est le produit de la défaite des Zénètes face au Kotama et au Houaras (Amazighs Branis) suite à cela les Zenatas ont occupé l’ouest de l’Algérie et le nord du Maroc.


 


D'après Poitiron « Les Zénètes disparaitront vers VIIIe siècle et qui couvraient le quart de l'Afrique du Nord, est un des faits les plus extraordinaires qu'ait connus le Maghreb. La similitude de vie et de domaine amène une arabisation rapide, accélérée par le désir des Zenata de s'anabolir, de paraitre Arabes »


 


Les Zénètes étaient les premiers berbères à s’arabiser au 8eme siècle. 


 


1- Les Maghrawas


Les Maghrawas sont des Zenatas, probablement les plus nombreux parmi les Zénatas, ils descendent de la branche de Madghis ( Medghassen). Les Maghrawas sont les frères des Banou Ifren et des Irnyan. Ifren, Irnyan sont les frères de Maghra. Le pluriel de Maghra est Aimgharen en berbère (qui veut dire « quelqu'un qui a vendu sa part » et aussi « vieux »).  


 


Les Maghrawas sont issus des Aurès, La grande partie des habitants des Aurès sont issus de cette ancienne tribu. L' Ouarsenis (l'Oranie) abrite les Maghrawas, ainsi que les habitants du massif de la Dahra à Tipaza, Cherchell, Alger, Chlef, Aïn-Defla, Mostaganem, Relizane.


 


Vers le début du premier siècle. Les Maghrawas étaient très nombreux dans les environs d'Icosium (Alger) et Ptolémée de Maurétanie devait les contenir. Ptolémée de Maurétanie, fera transférer une partie des Maghraoua vers le chlef.


Parmi le plus noble de la tribu Maghraoua, le chef berbère Ouezmar Ibn Saclab qui a été le 1er  ambassadeur berbère auprès du Kalif Uthman ben Affan.


les Maghrawas fondent Oujda[]. Cette dernière sera la capitale principale de leur règne. Ils établiront leur pouvoir dans la région pendant 80 ans[10]. Les Maghraouas seront massacrés par les Almoravides. Cela achèvera leur règne au Maghreb


 


2- Les Banou Ifren:


Tribus berbères de la confédération Zenatas, valeureux guerriers et experts en cavalerie ils se sont battus contre romains, byzantins et vandales.


 


Les Banou Ifren (en Tamazight : At Yefren) sont Zénète , Ifri a eu un enfant du nom Izliten. Ce dernier a eu plusieurs enfants dont Ifren, Maghraoua et Irnyan. Les Banou Ifren sont une tribu nomade et sédentaire berbère. On les retrouve dans les villes, les plaines et les montagnes au Moyen Âge. La tribu Ifren descend d'Ifri .


Les Ifrens étaient concentrés dans la région des Aurès méridionale et dans la Hodna et dans le Zab.


Au nord du Maghreb, les Ifren (Hodna, Mzab, Aurès), les Merendjisa, les Beni Wargu (Hodna) sont des Ifren. Les Beni Wassin (Wasin ou Ouacine) (Les Aurès), Les Maghraoua, les Irnyan sont les frères des Ifren [. Les Beni Yala (Ouest et centre de l'Algérie), etc., font parties des Beni Ifren. Certains Chawiyas sont des banou Ifren.


Au sud, plusieurs tribus Touaregs font parties des Banou Ifren. La grande tribu Azguez est formée par les Banou Ifren. De plus, les Banou Ifren du Hoggar sont divisés en trois souches : les N'Oukiren, les N'Irdad (oiseaux), les N'Ettedel (tambours)


Tlemcen fut fondé par Abou Qurra Imam et chef des Banou Ifren en 790.


Abou Qurra des Banou Ifren de Tlemcen a été le chef de la tribu des Banou Ifren. Il est le fondateur de l'opposition des Berbères d'Afrique du Nord à la dynastie des Omeyyades née d'impôts trop élevés.


Abou Qurra est fondateur du kharidjisme sufrite en Afrique du Nord. Vers 736, Abou Qurra professe cette doctrine aux Zénètes et aux Berbères et se voit désigner comme imam et comme chef. Entre 767 à 776, il parvient à reprendre aux Arabes toute l'Ifriqiya à la tête d'une armée de plus de 350 000 cavaliers[4]. Ibn Khaldoun le décrit dans son livre Kitab al-Ibar.


Au Xe siècle, les Banou Ifren et leurs cousins Maghrawas étaient opposés à tous les gouvernants Omeyyades et Abbassides[. Les Banou Ifren régnaient sur l'ouest de l'Algérie. Et après la conquête des Zirides vassaux Fatimides, les Banou Ifren occuperont presque la totalité du Maroc actuel aux côtés des Maghrawas jusqu'à l'arrivée des Almoravides


L'Emir Abdelkader se disait descendre des Banou Ifren.


 


3- Les Jerawas:


Zénatas, ancêtre des Chawiyas, originaire des Aurès (Khenchala), tribu de la reine Dihya appelée en arabe el Kahina (prêtresse)


 


4- Les Wassin :


Font partie des Zénetas, originaires de l’est algerien (sud des Aurès) un groupe des Wassins nomades, les Banu Mérine, originaire de Biskra, suites aux batailles contre les Banu Hilal, les Banu Mérine se sont établie dans l’Oranie, ensuite  les Banu Mérine ont fondé la dynastie (les Mérinides) avec Fès comme capitale.




5- Les Nefzawas:


Apparentés aux Zénatas, tribus issues du sud tunisien, parmi les Nefzawas se trouvait la tribu des Ulhassa, tribu de Traik Ibn Ziad. Le groupe des Ulhassa de l'est de l'Algérie est situé à la limite des bornes des wilayas de Constantine et de Béjaia ainsi que les bordures des Aurès.


De nos jours, les descendants des Ulhassa vivent dans la wilaya de Tiaret  et Aïn Timouchent et Tiddis à Constantine Algérie.


6- Les Meknassas


Meknassa serait une tribu Zénète qui aurait fondé la ville actuelle de Meknès, Originaire de Tunisie et établie au Maroc et dans l’Ouest algérien.

 


B- les Branis


les Baranis (les Abranis) sont les enfants de Bornos ben Borre ben Mazigh ben Canaan ben hem.(Fils de Noé).  Les Branis forment une branche berbère ayant le même ancêtre que les Zenâtas


le Barnous algerien provient des Branis.


 


1- les Kotamas


La plus importantes branche des Branis, les Kotamas, formaient la plus importante des tribus berbères en Algérie par le nombre et la renommée. les kotamas se devisent en trois sous tribus: Issouda (Yassouda),Gharssen,et Zwawa.


 

1.1- les Zwawas


Ancêtres des Kabyles d’aujourd’hui, voisins de l’ouest des kotamas, confédération de plusieurs tribus berbères  de l’Atlas algerien.


Certains historiens disent que les  Zwawas sont des Kotamas restés berbérophones et d’autres les dissocient des Kotamas. Comme les Kotamas et les Zwawas étaient les alliés des Fatimides.



Le territoire des Kotamas englobe les actuelles Wilayas:Boumerdès,Tizi wazu, Bejaia,Bouira, Bordj,Setif, Jijel, Skikda, Constantine, Mila, Annaba,Guelma,Souk Ahras, el Kalla et quelques petits villages aux Aurès: Chelia, Belzema, N'gaoues, Baghai, Tawazianet, Yabousse,Bouhemama, soit la  toute Numidie du nord, et à l'ouest Algérien: Beni chargue à Relizane, Stiten à Bayedh.



- Parmi Les Amazighs d’Égypte sont apparentés aux Kotamas .


L’arabisation des Kotamas a été progressive et a été facilitée par le fait que les Kotamas étaient les fideles alliés des fatimides, et sont allés jusqu’à Damas combattre les abbassides. Les Kotamas ont contribué à la fondation du Caire et la mosquée al azher,Il existe toujours au Caire ' Hay el Kotamiyins' et au Damas 'Hay el Maghariba',


Les Kotamas seraient les inventeurs du Couscous,  Les chiffres arabe à l'universitée de Béjaia (Normalement  se sont Les Chiffres Berbère) , Les Rois Numides:Narvas,Gaia,Massinissa,Juba I, Juba II, Jugurtha, Firmus,ect.. sont des descendants des Kotamas.

Les Kotamas et Ibn moumen de la tribu Zénète sont les fondateurs de la dynastie Al mowahiddine, Les Kotamas sont aussi les fondateurs de la dynastie Fatimide. 

 


2-Les Awrabas : apparentés aux Branis cousin des Kotamas


Originaires de la région allant de la Lybie jusqu’aux Aurès. Cette confédération regroupait plusieurs tribus dont celle de Koceila (Aksel en Amazigh), les Awrabas ont combattu avec Koceila les musulmans,  à la mort de Koceila à Tlemcen, les Awrabas se sont dispersés dans l’Ouest algerien et au Maroc.



Les Awrabas sont les fondateurs de la dynastie Idrisside, Kanza la mère d'Idrisse est de la tribu Awraba, Fatima  El Fihrya qui a construit  l'Universitée d'Igrawen (Al Qarawiyine)  à Fez, elle est de la tribu Awraba.

 


3- Les Sanhajas


Les tribus Sanhadja/Iznagen sont originaires du nord-ouest saharien mais, après l'arrivée de l'islam, des tribus émigrent vers le nord en remontant jusqu'au Moyen Atlas (près des côtes atlantiques de l'actuel Maroc) et continuant sur l'Atlas saharien (actuel Algérie) et jusqu’à Alger


Certains Touaregs seraient les descendants des Sanhadja


Les Sanhadjas sont à l'origine du nom Sénégal, par l'intermédiaire du portugais Sanaga.


Les Beni Mezghenna : tribu des Sanhadjas.  Ils occupaient la région d’Alger, qui ont donné la dynastie des Zirides


Ben badis est descendant des Sanhadjas.
Les Zirides et Les Hamadites et Al morabittine se sont des Sanhadjas (Zanhaga).

4-Houaras

Tribu berbère originaire de la tripolitaine en Libye. Voisins des Sanhadja et des Zénètes. On les trouve dans les régions chaoui des Aurès et dans le Sud de l'Algérie,


Les Hraktas, les Nmemchas, les Henanchas, les Goumri, entre autres, font parties de cette tribu.

Une partie des Touaregs sont originaire des Houaras,  Les Kel Ahaggar du Hoggar proviennent des Houaras, on les trouve aussi à Adrar Ils sont voisins des Sanhadja et des Zénètes généralement.


Larbi Ben M'hidi, Abas Laghrour, Ibn Hazem Al Andaloussi se sont des descendants des Howaras.


5- Masmoudas


 Confédérations de berbères parmi des Branis issues du Maroc actuel, les fondateurs de la dynastie  des Hafsides sont issus de cette confédération.

Ibn Toumert est descendant des Masmoudas.

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