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 Jijel est une ville de la kabylie orientale

18/9/2008

 

 

Historiquementet géographiquement Jijel a toujours fait partie de la Kabylie et qu’elle estla capitale de la Petite Kabylie des Bâbords plus exactement. Tout ceci par la faute du pouvoir qui n’a pas su, pas voulu apprendre à ses enfants la véritable histoire de leur pays. Et aussi au nom du principe qu’il faut diviser pourrégner. Selon Ibn Khaldoun, le père de la sociologie et de l’histoire moderne,durant toute l’histoire de notre pays, il n’y a eu que 20 000 Arabes qui sont entrés en Algérie, le plus souvent à l’appel des princes berbères pour les aider dans les guerres qu’ils se menaient entre eux, la plus grande vague ayant été celle des Béni Hilal. L’islam et la civilisation arabe se sont étendus, non pas par les Arabes, mais par les peuples qu’ils ont convertis. Il ne faut pas oublier que Tarik Ibn Ziyad (Kutamien) est un pur berbère de Tiddis (Tiddis ville berbère 12/14km du nord constantinois malheureusement les autorités Algérienne l'appelle ville romaine) et qu’il a mené les armées berbères islamisées ( donc arabisées puisque l’islamisation s’accompagnait de l’arabisation puisque pour connaîtrele Coran, il faut connaître l’arabe...et comme le berbère n’était pas écrit,chaque fois que quelqu’un voulait maîtriser l’écriture, il ne pouvait apprendre que l’Arabe...) en Espagne Du coup, nos amis berbérophones ne reconnaissent ni Ibn Khaldoun, ni Tarik qui sont d’authentiques héros berbères mais qui ont eu le malheur d’être arabophones... Pour revenir à Jijel, son histoire a été unpeu particulière. D’abord parce qu’elle a été la première cité des frères Barberousse en Algérie, ce qui a provoqué une ouverture exceptionnelle vers la Méditerranée et induit le mélange des populations et des langues. Il ne faut pas oublier que les jijeliens(Kabyles) étaient les seuls non Turcs de l’Empire Ottoman à avoir l’autorisation de porter des armes et de fréquenter les mêmes lieux publics que les Turcs, ceci en récompense de l’aide que les tribus ( kabyles bien sûr ) de Jijel ont apportée aux frères Barberousse quand ils ont débarqué à Jijel, à la prise de la citadelle génoise de la ville ( fort Duquesne )ainsi qu’au siège de Bejaïa alors occupée par les Vénitiens, ainsi Alger et Oran. Le second bouleversement a eu lieu lors de la révolte d’El Mokrani et de Cheikh El Haddad qui sont partis de la région deBordj et Bejaia pour rallier à leur cause toutes les tribus kabyles, dont celles de la région de Jijel en 1871. La répression coloniale a été terrible et a procédéaux déportations massives des populations vers la Réunion, Cayenne et surtout la Nouvelle Calédonie mais, aussi, à l’intérieur du pays. Ainsi, la population de Jijel a été déplacée vers Guelma, El Khroub, Aïn Abid (Constantine) où, après une quarantaine d’années là-bas, beaucoup sont rentrés dans leur région d’origine quand la situation s’est calmée, mais surtout, parce que les habitants de ces régions n’appréciaient pas leur présence sur leurs terres.Ceux qui sont revenus sont revenus arabisés, ils n’ont gardé du kabyle que quelques mots (aghrom, azri, aghenja, aghled,makhtafa,achdek,aknouche,ahamali...)  rattachés au plus profond de leurs racines et sont devenus arabes aux yeux de tous. Que chacun connaisse son histoire pour renforcer la connaissance de soi, de son peuple, de sa civilisation, c’est ce qu’il faut faire. Mais s’en servir pour diviser, pour agresser et pour exclure, c’est ça que nous, Djidjelliens, nous n’aimons pas.Parce ce que nous croyons à l’unité de l’Algérie dans toute la richesse de sa diversité et nous sommes effrayés par l’utilisation que font de cela les tenants d’un certain berbérisme. Quand les Français sont rentrés en Algérie (CF :i.e. livre de Olivier Le cour Grand maison paru en 2005 et qui s’intitule Coloniser, exterminer : la France et la guerre coloniale ), ils ont tout desuite partagé les Algériens en trois catégories : les Maures, habitants de villes, décrits comme très civilisés mais ramollis, les 'Arabes' (Les berbères arabisés) ou les Chaouias,habitants des grandes plaines, éleveurs et agriculteurs qu’il fallait exterminer car fiers et indomptables. les Kabyles, habitants des massifs montagneux, travailleurs et attachés à leurs terres pauvres et exiguës qu’il ne faut pas attaquer dans un premier stade car il n’y avait aucun intérêt économique ; Comme les Français convoitaient les espaces occupés par les 'Arabes' (Les berbères arabisés) ou Chaouias, c’est contre eux uniquement que la guerre a été menée. Mais le peuple algérien n’est pas tombé dans le piège et a su serrer les coudes puisque les tribus kabyles ont suivi Abdelkader et se sont révoltées autant que les autre Algériens. Malheureusement, cette graine de division que les colonisateurs ont semée en 1830, c’est maintenant qu’elle semble prendre racine...c’est pour cela que nous sommes fragiles et c’est pour cela que les Djidjelliens sont paumés. Connaître l’arabe, n’est pas mépriser le kabyle,connaître le kabyle n’est pas haïr l’arabe, le français n’est pas contre l’arabe,ni le chinois n’est contre le swahili ou le persan contre l’araméen. Aucune langue n’est contre une langue, elles sont toutes là pour que l’être humain puisse mieux accéder à la connaissance de soi et de l’autre. A cela à plus forte raison quand il s’agit de langues que notre peuple pratique.

 

Auteur M.c

 

Catégorie : Amazigh

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